Interview d’Alexis Monney
Le Suisse, Alexis Monney, 26 ans, s’impose parmi les meilleurs skieurs internationaux. Il se classe 3 ème au classement de la descente de la Coupe du monde 202425. Derrière son calme et son style ultra précis, c’est un compétiteur toujours en quête de vitesse, de sensations et de progression. On part découvrir ce qu’il se passe derrière le casque — dans la tête et la vie de ce skieur parmi les meilleurs mondiaux.
Alexis, on te voit souvent comme quelqu’un de calme et posé — est-ce que c’est vraiment toi au quotidien, ou tu caches un autre côté qu’on ne connaît pas ?
Non, je suis vraiment comme ça dans la vie. Je n’ai pas envie de jouer un personnage car je trouve plus simple d’être moi-même.
Avec toutes les attentes et sollicitations, comment fais-tu pour gérer la pression ?
Je me concentre sur moi et j’essaie au maximum de faire du ski pour moi et pour mon plaisir. Chose pas forcément facile car parfois certains médias ou même des fans attendent des résultats… mais c’est la vie de sportif !
Dans les secondes avant le départ, quel petit truc fais-tu pour te sentir prêt ?
Juste avant le départ je me parle à moi-même. Je me répète des consignes techniques et les derniers mots que je me dis sont toujours : « fais-toi plaisir ! »
Sur le circuit ou en dehors, qui sont les personnes qui t’inspirent le plus — ou qui te poussent à te dépasser, même sans le savoir ?
Mes collègues de groupe. On a une super bonne dynamique et ça aide toujours à se dépasser même à l’entraînement.
S’il y avait une chose que tu aimerais que les gens comprennent vraiment sur la vie d’un skieur pro, ça serait quoi ?
On fait les photos et les autographes avec grand plaisir. Le top ça serait que les gens soient prêts à prendre la photo quand ils viennent demander. Comme ça, on économise du temps.
Dans ta valise, il y a forcément un truc inutile mais indispensable pour toi — c’est quoi ?
J’emmène partout un livre et mon coussin aussi, parce que parfois, dans les hôtels, ils ne sont pas à mon goût.
Qui est ton meilleur allié dans l’équipe, celui sur qui tu peux toujours compter en coulisses ?
J’ai envie de dire tout le monde. Mais si je dois en citer, il y aurait Arnaud Boisset, Justin Murisier et Marco Kohler.
Et sur le circuit, qui est celui qui te pousse le plus ou avec qui tu partages le plus de moments forts ?
C’est une question compliquée, car on pratique notre sport en équipe, mais le résultat, on le fait seul. Ce que je veux dire, c’est que si je fais une mauvaise course et qu’un collègue en fait une superbe, j’aurai de la peine à vraiment profiter de ces émotions, car je serai déçu de moi. Je pense que l’inverse est aussi normal. Mais lorsque qu’il y a un bon résultat dans l’équipe, c’est toujours cool de le partager, car ça motive et pousse à aller plus vite aux prochaines courses !
Après votre génial délire capillaire aux Mondiaux de Saalbach, est-ce que la Team Chiens Fous nous prépare quelque chose pour cette saison ?
On verra bien si quelque chose se passe !
